Historique du dojo de Rodez

Yves Longan ou la passion d'un prof...

O Senseï meurt le 25 avril 1969


En France, les maîtres Mochizuki (1951), Abe (1952), Noquet (1956), Noro et Nakazono (1962), enseignent l'Aîkido aux pratiquants hexagonaux.

1964 Arrivée de Maître Tamura Nobuyoshi en France (Marseille). Elève interne direct et l'un des disciples les plus proches du fondateur de l'Aïkido, il va consacrer sa vie à construire l'Aïkido européen par l'enseignement régulier et la formation de professeurs.

L'AÏKIDO AVEYRONNAIS ET RUTHENOIS

1966 Michel Soulenq enseigne l'Aïkido à Entraygues(petite ville Aveyronnaise située à mi-chemin entre Aurillac et Rodez). Il invite Maître Tamura pour un stage d'une semaine à Estaing, puis à Campuac (deux petites villes proches de Rodez). Ces stages auxquels participent notamment Paul Muller, Georges Batier, Guiral, Ginies et de nombreux professeurs de judo de l'époque (dont Maître Saqué, nom actuel du dojo Ruthénois)connaissent un vif succès. On peut donc dire que Michel Soulenq est le pionnier de l'Aïkido Aveyronnais. Il a fondé le groupe culturel d'études et de recherches sur la coordination du corps et de l'esprit et enseigne aujourd'hui l'Aïkido dans la région parisienne.

Naissance de l'AÏKIDO RODEZ

Aïkido Rodez Aveyron (12)1977 Yves Longan débute l'Aïkido à Villefranche de Rouergue, dojo dirigé par maître Ginies. Joueur de rugby depuis son enfance et après quelques années de judo, puis de karaté, en proie à de nombreux questionnements existentiels, assoiffé de savoirs, Yves Longan, sur invitation de Didier Cacace, pratiquant à Villefranche découvre l'Aïkido lors du stage d'été de Maître Tamura à Villefranche de Rouergue. Immédiatement séduit, il s'inscrit au dojo de Villefranche, alors dirigé par Maître Ginies. Il parcourt 2 fois par semaine le trajet depuis Rodez. Il se souvient encore de sa première licence sous l'égide de la FFDJA.

1981 Création de L'AÏKIDO RODEZ
Maurice Batbare, élève des Maîtres Tamura et Malcolm Tiki Shewan(IAÏDO) s'installe en Aveyron. Statuts déposés en préfecture le 16 novembre 1981.Le dojo AÏKIDO RODEZ est créé avec Maurice comme professeur. Le dojo, rattaché à la FFJDA (Fédération Française de Judo et Disciplines Associées) est situé dans le gymnase du CEDEC (lycée Ruthénois). La pratique dans un gymnase non chauffé où il faut monter et démonter les tatamis prêtés par le dojo de Villefranche à chaque cours requiert une solide motivation. Les élèves sont peu nombreux mais l'ambiance chaleureuse et les cours d'Aïkido et de Iaïdo très intensifs. Yves « s'imprègne » de philosophie Orientale et nous avoue qu'il apprendra beaucoup pendant cette période auprès de son professeur Maurice Batbare.

1982 Maître Tamura vient de quitter avec certains de ses élèves dont Alain Peyrache la FFJDA pour créer la FFLAB (Fédération Française Libre d'Aïkido Budo). En 1984, ce groupement devient FFAB (Fédération Française d'Aïkido Budo) perte du L de liberté puisque dépendante des pouvoirs publics. Deux années s'écoulent quand Daniel Blanchet, professeur de karaté propose de partager son dojo situé dans le quartier de Gourgan. La pratique devient plus confortable, une vingtaine d'élèves suivent régulièrement les cours, un cours enfant est proposé et Yves continue son initiation Aïkido et Iaïdo auprès de son professeur Maurice Batbare. Il suit régulièrement les stages et séminaires de week-ends et d'été (La colle sur Loup, Lesneven ou St Mandrier) de Maître Tamura, et participe assidûment à l'école des cadres de la ligue Midi-pyrénées, animée par différents techniciens et élèves de M° Tamura (A.Peyrache, VDB, C.Pellerin, JL. Fontaine, J.Bonnemaison, S. Benedetti, Tiki Shewan, Suga, Gayetti, etc..). Il participe parfois à quelques stages d'experts japonais (M° Yamada, Sugano, Kanaï, Suga, Suganuma,..). Il lui arrive également de participer aux cours du dimanche dispensés par Jean Luc Bergonnier, professeur à Millau.

1987 diplôme de Shodan (FFAB). Il dispense ses premiers cours aux dojos de Rodez et d'Espalion sur demande de Maurice Batbare.

1989 diplôme de Nidan

1991 diplôme d'Etat BEES à Marseille et anecdote sympathique de l'arrivée surprise et des félicitations de Maître Tamura(accompagné de Maître Claude Pellerin)lors de la remise des diplômes, où assistait notamment Maître Christian Tissier. Après une période transitoire dans les bâtiments de l'ancienne caserne, le Centre Culturel et Sportif de l'Amphithéâtre accueille l'Aïkido dans ses nouveaux locaux, toujours partagés avec le club de karaté... Yves entreprend la formation au 2°degré.

1992-1994 Maurice Batbare quitte définitivement le dojo et nomme Yves en tant que responsable. Le dojo rejoint alors l'E.P.A., école européenne d'Aïkido fondée par Alain Peyrache. Certains élèves dont André Laumond préfèrent rester à la FFAB et créent leur dojo. Alain Peyrache, qu'il connaît déjà pour avoir effectué de nombreux stages, représente à ses yeux le maître qui transmet le plus fidèlement l'esprit de l'Aïkido traditionnel, sa philosophie, sa pratique. La rigueur des techniques, le profond respect des principes de l'aïkido dans la simplicité et l'efficacité, une pédagogie appropriée et une parfaite connaissance de la culture orientale intéressent Yves. Il conservera en parallèle la licence fédérale pendant quelques temps... et son inscription à l'école nationale d'Aïkido, dojo de Maïtre Tamura à Bras dans le Var.

1994 Vincent Garric, pratiquant depuis 1989 obtient son Shodan FFAB.

1995 Yves se présente au grade de 3° dan. Il garde encore le souvenir du triste spectacle offert par les membres du jury des deux fédérations réunies. Ce qui le pousse à quitter définitivement la FFAB au cours de la saison 96/97. Déjà les premières questions sur l'ingérence de l'état dans l'attribution de grades ou de diplômes au sein d'une discipline comme l'Aïkido.

1995-2020 Les effectifs sont chaque année en constante augmentation, de nombreux élèves sont formés et vont à leur tour progressivement ouvrir leur dojo dans la proche banlieue ruthénoise. Ainsi, certains élèves se voient confier des cours pour parfaire leur formation et pour se préparer à l'enseignement. Alfred Rivero débutera auprès des enfants, puis un cours adulte le samedi où le nombre de pratiquants est moins conséquent qu'en semaine. Idem, en ce qui concerne Vincent Garric qui dans les années 2000 s'essaiera pour un court laps de temps de transmettre l'Aïkido aux enfants.Hélas!!, ses retards répétés, des parents indignés conduisent le responsable du dojo (Yves Longan) à prendre la triste décision de ne plus confier à Vincent Garric le cours enfant à l'Aïkido Rodez.

2001 Vincent Garric et Jean François Mégret ouvrent leur dojo à Onet après une dizaine d'années de pratique assidue au dojo de Rodez et deviennent élèves directs d'Alain Peyrache, informations transmises quelques années plus tard lors d'un stage d'été au Vieux-Boucau par Alain Peyrache lui-même(Vincent Garric l'ayant informé de son éviction du dojo de Rodez!!) et Jean François Mégret, déjà élève de Peyrache depuis 1986!!!)-.

2003-2004 Le dojo de Rodez ouvre un dojo à Rignac avec Béla Rémes comme professeur et engage les premières démarches pour bénéficier du dojo judo de Montbazens auprès de la mairie (voir courrier). Magault Bernard, élève au dojo de Rodez sera le premier professeur d'Aïkido du dojo de Montbazens. Jean François Megret prendra la suite après avoir quitté le dojo d'Onet. Yves obtient le 4°dan (EPA) délivré par Alain Peyrache (stage de Mèze en 2003)-.

2008 Alfred Rivero choisit quant à lui de devenir élève d'André Bouillon (professeur à Montpellier) et ouvre enfin son dojo à Luc-La Primaube. Quelques élèves l'accompagnent, notamment ceux qui assistaient, sur demande de son professeur Yves Longan à son seul cours adulte du samedi..-.

2009-2019 Yves suit régulièrement Alain Peyrache à l'occasion des stages d'été, de certains week-ends régionaux (Montpellier, Toulouse, Dax, etc..) ou lors de ses nombreuses venues au dojo de Rodez. Il est le plus souvent accompagné de quelques élèves. De nombreux élèves resteront fidèles à l'enseignement reçus à l'Aïkido Rodez et ont créé leur propre dojo, après faut-il le préciser de nombreuses années de pratique. En effet, l'Aïkido Rodez a toujours autorisé la capacité d'enseigner aux élèves compétents, pas seulement pour multiplier le nombre de dojos comme hélas, on peut le voir. Ainsi, après de nombreuses années de pratique, ils participent activement au développement de l'Aïkido traditionnel, dans le plus profond respect de ses principes fondamentaux. Yves Roger à Marcillac et Vincent Rigal à Rodez, Thomas Chevalot à St Geniez d'olt, Jacques Armand à Bezonnes, Thierry Pardo à Montréal (Canada) ou Alexandre Andral à Gages, etc... Tous sont des professeurs diplômés par l'EPA et son fondateur Alain Peyrache Sôke qui a reconnu le travail effectué au dojo de Rodez. Ainsi, Vincent Rigal et Yves Roger ont obtenu leur 3°dan en 2018, Alexandre Andral son 2°dan en 2015 et de nombreux autres leur diplôme de 1° dan.

2020 et après...

Yves, poussé vers la sortie quitte l'EPA en totale opposition avec les dérives constatées au sein du fonctionnement de L'EPA

Quarante année d'expériences et encore étonné de s'être accroché avec tant de persévérance à la muraille… La vie continue avec son lot de bonheur mais aussi de trahisons. Yves n'est pas homme à se laisser abattre. Avancer, chercher inlassablement..

« sept fois à terre, huit fois debout », question de souffle, de persévérance..

« Je ne suis sûr que de l'incertain, dit-il », et il ajoute que l'Aïkido ne suffit pas à casser la glace dans les cerveaux. Il ne change pas l'âme de certains individus.. »

Ce n'est pas la panacée mais une merveilleuse activité humaine, un acte entier à expérimenter par soi-même pour élever son niveau de conscience, développer son être et s'harmoniser avec soi et les autres. Encore, faut-il en comprendre les fondements.

Il ne s'attribue aucun mérite particulier, tous les jours, il cherche, doute parfois, apprend et essaie avec ses moyens de donner un peu d'harmonie, de résistance, d'intelligence et d'enthousiasme au coeur du quotidien. Eviter de parler mais plutôt dire, prouver plutôt que critiquer, s'élever en développant les valeurs universelles de notre discipline.

Juste un travail d'artisan, aimer ce que l'on fait, le faire partager dans les rencontres, les échanges de diverses expériences au cœur d'un système libre de tous carcans où l'on respecte autrui, sa liberté de penser, son autonomie, tout en restant soi-même.

Peut-être, pour que germe un peu de lumière dans la confusion et le brouhaha ambiant.

Aïkido Rodez Aveyron (12)


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